marmo
L’applicationLe magazineQui sommes nous ?
Télécharger marmo
Marmo

Le cocon familial
100% sécurisé

Disponible sur Google PlayTélécharger dans l’App Store
L’application
  • Commencer avec marmo
  • Marmo dans la vie de tous les jours
  • Aller plus loin avec marmo
Le magazine
  • Bébé & jeunes parents
  • Outils & applications
  • Souvenirs & protection
A propos
  • Qui sommes nous ?
  • Aides
  • Nous contacter
Suivez-nous sur :
Mentions légalesCGUPolitique de confidentialitéRèglement de la plateforme

Certaines images du site proviennent d’Unsplash.

  1. Accueil
  2. >Le magazine
  3. >Souvenirs & protection
  4. >Sharenting : quels sont les risques de partager des photos de ses enfants sur les réseaux sociaux ?
Souvenirs & protection·7 min

Sharenting : quels sont les risques de partager des photos de ses enfants sur les réseaux sociaux ?

Téléphone affichant des applications de réseaux sociaux
Publié le15 juin 2026
Auteur/Autrice

Rédaction Marmo

QR code Marmo — ouvrir sur téléphone

Avant même de savoir marcher, certains enfants disposent déjà d'une véritable présence numérique. Photos de naissance, anniversaires, vacances, moments du quotidien : les réseaux sociaux permettent aujourd'hui aux parents de partager facilement des souvenirs avec leur entourage. Cette pratique porte un nom, le sharenting, contraction des mots anglais share (partager) et parenting (parentalité). Elle désigne le fait pour les parents de publier des photos, vidéos ou informations concernant leurs enfants sur Internet. Si cette habitude est devenue courante, elle soulève aussi des questions sérieuses sur la vie privée, la sécurité et l'identité numérique des enfants concernés. Voici ce que recouvre réellement ce phénomène, et quels en sont les risques.

Pourquoi les parents pratiquent le sharenting

Cette pratique répond à des besoins parfaitement naturels, et il serait injuste de la réduire à de l'imprudence. L'arrivée d'un enfant est souvent vécue comme l'un des événements les plus marquants d'une vie, et partager la naissance, les premiers sourires ou les anniversaires avec son entourage relève d'un réflexe de joie partagée bien compréhensible. Les réseaux sociaux jouent aussi un rôle pratique réel : ils permettent de tenir informés les grands-parents, les amis ou les proches éloignés, transformant le partage en un véritable lien de continuité familiale. Enfin, certaines familles utilisent leurs publications comme une forme d'album photo moderne, une archive de souvenirs qui s'accumule au fil du temps sans qu'elles aient l'impression de faire quoi que ce soit d'inhabituel.

Les principaux risques, au-delà de l'intention

Si le sharenting paraît anodin sur le moment, plusieurs spécialistes de la protection de l'enfance alertent sur ses conséquences potentielles, qui dépassent largement l'intention bienveillante qui motive ces partages.

Le premier risque concerne la perte de contrôle sur les images elles-mêmes. Une fois publiée, même sur un compte réglé en privé, une photo peut être téléchargée, copiée ou réutilisée par d'autres utilisateurs sans qu'on en ait connaissance. Les paramètres de confidentialité offrent une protection réelle mais jamais absolue : ils limitent l'accès initial, sans empêcher totalement la circulation ultérieure du contenu.

Le deuxième risque touche à la construction d'une identité numérique avant tout consentement possible. Un enfant ne choisit ni les photos publiées, ni les informations diffusées, ni l'image qui se construit progressivement de lui en ligne. Pourtant, cette présence numérique peut l'accompagner pendant de très nombreuses années, bien après qu'il ait grandi et développé sa propre sensibilité à ce sujet.

Le troisième risque concerne la vie privée au sens le plus concret. Certaines publications révèlent, parfois sans même que les parents en aient conscience, le prénom complet de l'enfant, son établissement scolaire, son lieu de résidence ou ses habitudes quotidiennes. Pris séparément, ces détails semblent inoffensifs. Accumulés au fil de plusieurs années de publications, ils peuvent constituer une quantité d'informations personnelles bien plus importante qu'on ne l'imagine.

Le quatrième risque, plus systémique, concerne l'utilisation de ces contenus par les plateformes elles-mêmes. Les réseaux sociaux collectent et analysent une quantité considérable de données, et les photos publiées participent pleinement à cet écosystème, souvent sans que les utilisateurs en aient une conscience claire au moment de la publication.

enfant avec un appareil

Ce que dit la loi

Dans de nombreux pays, les enfants disposent eux aussi d'un droit à la vie privée, indépendamment de l'autorité parentale. En France notamment, les parents sont juridiquement responsables de l'image de leur enfant et doivent agir dans son intérêt. Certaines publications peuvent d'ailleurs faire l'objet de litiges lorsqu'elles sont jugées comme portant atteinte à la vie privée de l'enfant concerné, y compris entre les parents eux-mêmes en cas de désaccord. La question du consentement de l'enfant prend par ailleurs une importance croissante à mesure qu'il grandit et développe sa propre sensibilité à son image, un aspect que le cadre légal commence tout juste à mieux prendre en compte.

Partager différemment plutôt que ne plus partager

La réponse à ces risques n'est pas nécessairement d'arrêter complètement de partager les moments de vie de son enfant. Le vrai sujet n'est pas tant de savoir s'il faut partager, mais de réfléchir à comment le faire de façon plus réfléchie. Limiter la visibilité des publications à un cercle restreint réduit déjà considérablement l'exposition, même si aucun réglage de confidentialité n'offre de garantie absolue. Avant de publier, se poser quelques questions simples aide aussi à prendre du recul : cette photo sera-t-elle encore appropriée dans dix ans ? Mon enfant serait-il à l'aise avec cette publication une fois plus grand ? Enfin, à mesure que l'enfant grandit et développe sa propre personnalité, prendre l'habitude de lui demander son avis avant de publier renforce à la fois le respect de son consentement et la confiance au sein de la famille.

Pour aller plus loin sur les solutions concrètes

Au-delà de ces réflexes, de plus en plus de familles cherchent aujourd'hui de vraies alternatives aux réseaux sociaux pour continuer à partager leurs souvenirs sans les exposer publiquement. Un autre article du magazine détaille des solutions concrètes pour partager autrement, des messageries classiques aux espaces familiaux privés comme Marmo, pensés justement pour retrouver les avantages du partage sans les inconvénients de l'exposition publique.

en bref

Le sharenting est devenu une pratique courante dans de nombreuses familles. S'il répond à un besoin naturel de partage et de transmission, il soulève aussi des questions importantes concernant la vie privée et l'identité numérique des enfants. De plus en plus de parents cherchent aujourd'hui un équilibre : continuer à partager les moments qui comptent, tout en protégeant leurs enfants d'une exposition excessive. Et finalement, la question n'est peut-être pas de savoir s'il faut partager les souvenirs de ses enfants, mais plutôt avec qui, et dans quel cadre.

Ceci peut aussi vous intéresser

  • 11 mai 2026

    Partager les photos de son enfant sans les exposer sur les réseaux sociaux

    Partager les photos de son enfant reste un réflexe naturel, mais de plus en plus de parents hésitent à le faire sur les réseaux sociaux. Voici les vraies alternatives pour continuer à partager, sans s'exposer publiquement.

    Lire cet article
  • 18 mai 2026

    Comment ne plus jamais perdre les photos de son enfant

    La peur de perdre les photos de son enfant est légitime, mais elle n'a pas besoin de devenir une source de stress permanent. Voici comment la comprendre, réagir si la perte est déjà survenue, et s'en libérer durablement.

    Lire cet article
  • 8 juillet 2026

    Comment partager des photos de bébé en privé avec sa famille ?

    Vous envoyez les photos de bébé dans plusieurs groupes WhatsApp, et personne n'a vraiment tout. Il existe des solutions bien plus simples pour partager en privé avec toute votre famille — voici comment choisir la bonne.

    Lire cet article